La SSES et Solarspar réclament une sécurité de planification plutôt que de la bureaucratie

La refonte de la rémunération de l’électricité solaire prévue pour le 1er janvier 2027 se heurte à l’opposition de la Société Suisse pour l’Energie Solaire (SSES) et de l’association Solarspar. Le modèle proposé, qui repose sur une articulation complexe entre les prix horaires du marché spot et les prix de référence trimestriels, met en péril la transition énergétique.
18.06.2026

Il s'agit d'un communiqué de presse de SSES – son contenu ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'AES.
 

L’intention du Conseil fédéral de remanier le modèle de rémunération de l’électricité solaire suscite la colère. Dans la prise de position commune publiée aujourd’hui, l’Association suisse pour l’énergie solaire (SSES) et l’association Solarspar partagent certes l’avis selon lequel l’énergie solaire, en tant que pilier de l’infrastructure suisse, a besoin d’un nouveau modèle de rémunération de l’électricité non auto-consommée. Cependant, l’actuel projet d’ordonnance freine les investissements et bloque en particulier les petites installations, voire les concepts innovants d’autoconsommation collective.

Un système que personne ne comprend

Ce mélange de prix horaires, de prix trimestriels et de garanties d’origine (GO) n’est plus calculable pour les propriétaires de maisons individuelles lambda. De plus, avec la prime forfaitaire minimale, la protection contre les baisses de prix spécifique à chaque installation, assurée jusqu’à présent par la rémunération minimale, disparaît. Les propriétaires de petites installations ne peuvent donc plus calculer la rentabilité. « Celà abandonnerait complètement à eux-mêmes les particuliers qui investissent à titre privé dans la transition énergétique », critique Yves Stettler, membre du comité directeur de Solarspar.

Les nouveaux modèles d’autoconsommation sont freinés

La situation apparaît particulièrement absurde dans le cas des modèles d’autoconsommation qui viennent tout juste d’être introduits, à savoir les communautés locales d’électricité (CEL) et les regroupements virtuels dans le cadre de la consommation propre (RCPv). Sans mesures privées supplémentaires en temps réel, il est techniquement impossible de réagir automatiquement aux signaux de prix négatifs. Or, une telle mesure va à l’encontre de l’esprit même des RCPv et des CEL. Les exploitants courent aveuglément à la perte financière. Au lieu de faciliter la création des CEL et des RCPv, le Conseil fédéral la complique.

Il faut des solutions adaptées

La SSES et Solarspar demandent donc de mettre fin à cette démarche et d’élaborer des solutions qui favorisent efficacement le développement de l’énergie solaire. Des propositions existent déjà. Citons par exemple le modèle lié à la puissance maximale de production (modèle de capacité) présenté l’automne dernier par l’Association des producteurs d’énergie indépendants (VESE) : www.vese.ch/fr/developpement-photovoltaique-2-0. (SSES)