Il s'agit d'un communiqué de presse de Viteos – son contenu ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'AES.
La décarbonation du chauffage figure parmi les priorités pour réduire notre empreinte climatique. Transformer la production et la distribution de chaleur s’impose donc comme un axe central de la transition énergétique. C'est dans cette perspective que s'inscrit le Programme, en cohérence avec les objectifs climatiques du Canton et de la Ville de Neuchâtel. Son ambition est de remplacer progressivement une part importante des énergies fossiles utilisées pour le chauffage des bâtiments par des ressources locales, durables et disponibles toute l'année.
Une énergie renouvelable issue du lac
Maillon central du futur réseau, la station de pompage du Nid-du-Crô prélèvera l'eau du lac à environ 60 mètres de profondeur, où sa température reste naturellement stable à 7°C tout au long de l'année. Cette eau circulera dans un circuit primaire jusqu'aux centrales de production, équipées d'échangeurs thermiques qui transféreront son énergie à un réseau secondaire totalement indépendant.
En hiver, la chaleur présente dans l'eau du lac sera valorisée par des pompes à chaleur afin de produire l'énergie nécessaire au chauffage des bâtiments. Celles-ci élèveront la température de l’énergie prélevée dans le lac au niveau requis pour approvisionner le réseau de chauffage à distance. En été, le système fonctionnera en sens inverse : la fraîcheur naturelle du lac pourra être utilisée directement pour refroidir certains bâtiments et sites industriels situés le long du littoral, sans recourir à des installations de climatisation énergivores. Dans ce contexte, l'eau prélevée est restituée au lac via une conduite de rejet distincte, sans jamais entrer en contact avec le réseau de distribution.
Ce réseau permettra de couvrir environ deux tiers des besoins en chaleur des quartiers de Monruz et de la Coudre, soit l’équivalent de la consommation annuelle moyenne de 1'100 ménages. Le fonctionnement de la station de pompage et des pompes à chaleur nécessitera également un apport d’électricité, dont l’origine constituera un élément déterminant de la part renouvelable et locale de l’énergie finalement fournie. « En combinant diversification des sources, mutualisation des infrastructures et anticipation technologique, nous renforçons la résilience du territoire et la sécurité de notre approvisionnement. Dans un contexte géopolitique tendu, cette énergie thermique a d'autant plus de valeur qu'elle repose sur une ressource indigène », explique Thierry Matthey-Junod, directeur distribution multiénergie de Viteos.
Une infrastructure en harmonie avec son environnement
Dès les premières phases de conception, le projet a intégré les enjeux techniques, environnementaux et paysagers. Il a également été pensé en coordination avec les futures infrastructures et les autres activités sur le lac, comme la pêche professionnelle.
La station sera ainsi entièrement enterrée afin de préserver la qualité du site du Nid-du-Crô. Seuls quelques accès techniques et éléments de ventilation, discrètement incorporés dans le paysage, resteront visibles. Les ouvrages sont conceptualisés de manière à limiter les nuisances pour la population et la faune. (Viteos)