Il s'agit d'un communiqué de presse de SIL – son contenu ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'AES.
Lausanne a inauguré sa première centrale solaire au centre-ville en 1991, sur un bâtiment situé en contrebas du pont Chauderon. Depuis lors, la Ville n’a cessé de développer cette énergie renouvelable locale et d’encourager son adoption. Elle a notamment lancé une bourse solaire en 2001, puis mis en place en 2011 une rétribution à prix coûtant lausannoise afin de soutenir les installations inscrites sur la liste d’attente de la rétribution à prix coûtant (RPC) fédérale, victime de son succès.
Alors que le solaire apparaît de plus en plus critiqué pour son impact sur le réseau électrique, la Ville de Lausanne et les SiL réitèrent leur fort soutien à cette énergie renouvelable, démocratique et décentralisée dans un Plan solaire répondant à six postulats du Conseil communal, ainsi qu’à une interpellation. Sans sous-estimer l’impact sur le réseau électrique et les nécessités de le renforcer ou de limiter la surcharge aux moments les plus impactés, il apparaît essentiel de faciliter la pose de panneaux solaires par les habitantes et habitants ainsi que leur autoconsommation, permettant ainsi d’accéder à une énergie des plus locales, renouvelable et bon marché, notamment pour les locataires.
SI-REN SA, fer de lance du solaire lausannois
Afin d'accélérer le déploiement du solaire, la Ville a créé en 2009 SI-REN SA, une société qu’elle détient à 100%. Sa mission consiste à financer, installer et exploiter des centrales photovoltaïques sur les toitures des bâtiments d’habitation dès 100 m2 exploitables, des grandes entreprises et d'institutions. La limite à 100 m2 est bien inférieure à celle proposée par les autres acteurs, permettant ainsi l’installation de centrales solaires sur des petits bâtiments locatifs afin de faire profiter les locataires de cette énergie renouvelable, locale et bon marché en autoconsommation, habituellement réservée aux propriétaires. Aujourd’hui, 160 centrales sont en exploitation et produisent l’équivalent de la consommation de 9200 ménages (consommant 2500 kWh/an). L’objectif est d’atteindre une puissance installée de 30 MW d’ici 2030, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’environ 12'000 ménages.
Cadastre solaire et facilités administratives
Les toits lausannois offrent un potentiel solaire important et la surface disponible permettrait de couvrir près de la moitié de la consommation totale de Lausanne. De plus, 2000 toits plats pourraient accueillir de la végétalisation avec une centrale solaire, ce qui améliore la rentabilité des cellules photovoltaïques et participe au rafraîchissement de la ville et à la rétention des eaux de pluie. Pour mettre à profit ce potentiel, la Ville a simplifié les démarches car plus de 60% des toits ne présentent pas d’enjeux patrimoniaux et pourraient accueillir des panneaux sans enquête publique ni permis, au moyen d’une simple autorisation délivrée en moins de 30 jours. (SIL)