Il s'agit d'un communiqué de presse du DETEC – son contenu ne reflète pas nécessairement l'opinion de l'AES.
La COP31 vise à renforcer la mise en œuvre de l’accord sur le climat, lequel oblige les États qui l’ont ratifié à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Il prévoit que ces États soumettent, tous les cinq ans, des objectifs climatiques nationaux plus ambitieux, mettent en œuvre les mesures correspondantes et rendent régulièrement compte des progrès accomplis. Il comprend en outre des dispositions sur l’adaptation aux changements climatiques et les mesures de soutien, comme le financement et le transfert de technologies en faveur des pays en développement.
Rôle de la Suisse
À Antalya, la Suisse œuvrera à ce que tous les États, en particulier les grands émetteurs, prennent des mesures efficaces pour atteindre leurs objectifs climatiques. Elle s’engagera également en faveur des objectifs adoptés lors de la COP28, en 2023, à savoir le triplement des énergies renouvelables et le doublement de l’efficacité énergétique d’ici 2030 ainsi que la sortie des énergies fossiles d’ici 2050. En vue de la réalisation de ces objectifs, la Suisse souhaite que les États coopèrent étroitement et établissent des feuilles de route nationales. Enfin, elle entend promouvoir le renforcement des investissements dans la protection du climat à l’échelle internationale et une implication plus active du secteur économique.
Le Conseil fédéral consultera les Commissions de politique extérieure des Chambres fédérales sur ce mandat. Si elles n’émettent pas de réserves, le mandat sera considéré comme adopté.
Délégation suisse à Antalya
Durant la seconde semaine de la conférence, les ministres de l’environnement se rencontreront pour mener des négociations au plus haut niveau politique. Le conseiller fédéral Albert Rösti représentera la Suisse à ce segment ministériel. La délégation de négociation de la Suisse, composée de onze personnes, sera dirigée par l’ambassadeur suisse pour l’environnement Felix Wertli, chef de la division Affaires internationales de l’Office fédéral de l’environnement. Elle comptera également quatre représentants de la société civile, issus des secteurs de l’économie et de la protection de l’environnement. (DETEC)