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Electricité issue de la biomasse

Actuellement, la biomasse constitue, après l’hydraulique, la source d’énergie la plus importante en Suisse pour la production d’électricité renouvelable. Une bonne moitié de la production d’électricité renouvelable ne résultant pas de l’énergie hydraulique est issue de la biomasse, et majoritairement de l’incinération d’ordures ménagères. La biomasse recouvre le bois, la biomasse agricole et les déchets biogènes. Il s’agit d’une source d’énergie très hétérogène qui peut être convertie en chaleur, en électricité et en carburant à l’aide de différentes technologies, telles que la combustion, la fermentation et la gazéification. À long terme, le potentiel de production d’électricité est estimé à 4 TWh pour la Suisse. L’approvisionnement fiable en matières premières ainsi que l’assurance d’une dissipation de la chaleur lors du recours aux centrales de couplage chaleur-force constituent des défis de taille en ce qui concerne l’exploitation de ce potentiel.
Avec une part de 57%, la force hydraulique est la première source de production électrique en Suisse. Additionnées à l’énergie nucléaire, les 1500 centrales hydroélectriques constituent le pilier de l’approvisionnement en électricité du pays. La grande hydraulique est actuellement la technologie la plus importante, et de loin, elle est renouvelable et excelle en outre avec de faibles émissions de gaz à effet de serre.

Impacts des importations et de l’injection stochastique décentralisée sur le réseau

Suite à la décision prise en mai 2011 par le Conseil fédéral d’arrêter les centrales nucléaires existantes au terme de leur durée d’exploitation correspondant à la technique de sécurité et de ne pas les remplacer, on doit s’attendre, d’une part, à un développement accru des technologies renouvelables et, d’autre part, à une intensification des importations d’électricité, ce qui ne sera pas sans effet sur l’infrastructure du réseau d’électricité suisse.

Couplage chaleur-force (CCF)

Environ la moitié de la consommation finale d’énergie est aujourd’hui utilisée pour la production de chaleur, la plupart du temps par la combustion directe de mazout ou de gaz naturel dans des chaudières. Pour des raisons liées à la protection de l’environnement et en particulier du climat, à l’évolution incertaine des coûts et à la dépendance vis-à-vis de l’étranger, la combustion d’agents énergétiques fossiles ne semble pas raisonnable. Malgré la mise en œuvre des mesures d’efficacité énergétique, par exemple l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments et la baisse des degrés-jours de chauffage en raison du changement climatique, les besoins en chaleur resteront considérables (jusqu’à 50 à 70% de leur niveau actuel d’ici à 2050). Dans la mesure où des températures relativement élevées sont nécessaires, le recours à des installations de couplage chaleur-force peut être envisagé. En combinaison avec des combustibles renouvelables ou avec le captage du CO2, ces installations pourraient être exploitées de manière neutre pour le climat.

Formation des prix de l’électricité

Les prix de l’électricité se forment sur le marché libre, en fonction de l’offre et de la demande. Ils dépendent de la conjoncture générale, mais aussi des conditions météorologiques, du prix des énergies primaires, des capacités transfrontalières, de l’injection d’électricité éolienne ou photovoltaïque et d’une multitude d’autres facteurs. Sur la bourse de l’électricité, le prix est déterminé par les coûts marginaux de la dernière centrale encore utilisée pour couvrir la demande. En outre, dans la mesure où la Suisse exporte et importe une quantité relativement élevée d’électricité par rapport à sa consommation, les tarifs pratiqués dans les pays voisins jouent un rôle important pour les prix de gros. Pour les tarifs des clients finaux, le cours du change CHF/€ ainsi que les suppléments liés au risque induit par la modification des quantités d’énergie à fournir et par l’énergie d’ajustement, ceux relatifs à l’utilisation du réseau et aux services-système, les concessions aux communes et la promotion des énergies renouvelables doivent aussi être pris en compte.