«Mantelerlass»: nombreuses décisions positives allant dans le sens de la sécurité d’approvisionnement
Le développement des énergies renouvelables dans le pays doit progresser plus rapidement. C’est le souhait du Conseil des États. Il ancre dans le «Mantelerlass» – c’est-à-dire la révision de la Loi sur l’énergie et de la Loi sur l’approvisionnement en électricité – des objectifs de développement contraignants qui de surcroît sont bien plus élevés que ceux du Conseil fédéral. L’hydraulique doit fournir 37,9 térawattheures d’ici à 2035 et 39,2 térawattheures d’ici à 2050. Les valeurs indicatives pour les autres énergies renouvelables s’élèvent à 35 térawattheures d’ici à 2035 et à 45 térawattheures d’ici à 2050. Pour renforcer l’approvisionnement en électricité hivernale, il faut réaliser d’ici à 2040 une augmentation de la production d’énergie renouvelable par les centrales d’au moins 6 térawattheures, dont au moins 2 térawattheures doivent être assurément disponibles
La manière d’atteindre ces objectifs n’est pas encore claire. En effet, les conditions-cadre qui doivent permettre de concrétiser les capacités de production nécessaires à cet effet suscitent encore des divergences d’opinions. Les conflits d’objectifs entre la sécurité de l’approvisionnement en électricité et la protection de l’environnement ne sont toujours pas résolus, bien que la réalisation des objectifs de développement ait été déclarée intérêt national. Par exemple, la concrétisation des 15 projets hydrauliques de la table ronde doit avoir priorité sur d’autres intérêts nationaux.
Concernant le réseau électrique, le Conseil des États décide de ne pas libéraliser le système de mesure (de même que le marché de l’électricité). Au lieu de cela, il veut permettre localement l’échange d’électricité et, partant, un assouplissement du monopole grâce à la création de communautés locales d’électricité. À une infime majorité, le Conseil des États a intégré dans la loi une définition du taux d’intérêt calculé (WACC) selon laquelle le WACC pour les capitaux propres doit se situer dans le cadre des valeurs internationales de comparaison et celui pour les capitaux étrangers, correspondre aux réalités du marché.
Enfin, le Conseil des États est favorable à une valeur indicative pour les importations en hiver ne dépassant pas 5 térawattheures. Pour la constitution de réserves d’énergie pour surmonter les difficultés d’approvisionnement, telles qu’elles ont déjà été mises en œuvre par voie d’ordonnance, une base légale sera en outre créée.