Ce qui avait commencé dans une certaine euphorie au Parlement en 2022, en pleine crise énergétique, et déclenché alors une véritable ruée est arrivé depuis dans le monde réel. L’express solaire en est exactement à la mi-temps: plus qu’un an et demi jusqu’à ce que les premiers électrons doivent être injectés dans le réseau.
Un bilan montre que plus de 60 projets se trouvaient sur la ligne de départ. Parmi ceux-ci, 26 ont surmonté les premiers obstacles, y compris l’approbation nécessaire des communes. Huit d’entre eux ont déjà été soumis à l’enquête publique. Ces projets se trouvent maintenant à l’orée de la prochaine épreuve: ils doivent tenir bon face aux obstacles liés à l’autorisation, car tout retard, par exemple en raison d’oppositions, sifflerait désormais la fin de la partie pour des raisons de temps. Puis vient la construction dans l’espace alpin, par nature inhospitalier. Ainsi, la Suisse fournit une nouvelle fois un travail de pionnier. La rentabilité n’ira pas non plus de soi: elle dépend des charges financières, par exemple dues à des indemnisations locales, de l’encouragement octroyé par la Confédération et de l’évolution des débouchés.
Différents projets ont échoué: onze ont été refusés par la population et six abandonnés pour d’autres raisons. Il en reste donc plus de 40 dans la course. S’ils atteignent tous la ligne d’arrivée dans les temps, la production supplémentaire sera d’environ 1 TWh par an, ou environ 500 GWh en hiver. Soit à peu près la moitié de ce que s’était imaginé le Parlement.