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Potentiel d’accroissement de l’efficacité énergétique

L’amélioration continue de l’efficacité énergétique exerce une influence déterminante sur la demande d’énergie et d’électricité. Le passé a pourtant été dominé par des facteurs de hausse de la demande, comme la croissance démographique et économique. Une certaine augmentation de l’efficacité énergétique du fait du remplacement des sources d’énergie fossile peut également générer le recours supplémentaire à l’électricité. Les potentiels d’efficacité énergétique et électrique peuvent être exploités de manière plus ou moins importante et rapide en fonction des spécificités du secteur et des usages, car l’épuisement des potentiels d’efficacité actuels se heurte à divers obstacles. La faiblesse des prix de l’énergie fixés par la réglementation, le manque de connaissances des possibilités réelles ou l’absence de capital pour les investissements nécessaires, en font notamment partie. À l’avenir, ces obstacles doivent être surmontés. Le secteur de l’efficacité énergétique offre la chance aux entreprises d’approvisionnement en électricité d’élargir le spectre de leurs activités.

Rôle des centrales de pompage-turbinage dans l’approvisionnement en électricité

Contrairement aux simples centrales à accumulation, les centrales de pompage-turbinage ne disposent pas seulement d’un lac de retenue en amont du barrage, mais aussi d’un bassin en aval dans lequel l’eau déjà utilisée peut être pompée afin d’être réinjectée dans le lac en amont. Elles peuvent donc véritablement contribuer àla sécurité d’approvisionnement et à la stabilité du réseau. Dans un contexte où les sources d’énergie irrégulières sont amenées à se développer, les dispositifs de stockage devraient continuer à prendre de l’importance. À l’avenir, les centrales de pompage-turbinage, en tant que dispositifs de stockage, permettront d’accumuler de plus en plus de courant vert, notamment en cas d’offre importante d’énergie éolienne ou solaire, pour la restituer plus tard, pendant les périodes de pénurie.

Négoce international de l’électricité, des certificats d’achat de courant vert et des droits d’émission

Le négoce international de l’électricité est en principe soumis aux mêmes règles que celui de n’importe quel autre produit. Il présente toutefois certaines particularités liées aux caractéristiques physiques spécifiques de l’électricité: cette dernière ne pouvant pas être stockée, sa fourniture ne peut pas se faire à des fins de stockage, mais uniquement à une date donnée. Cette spécificité a des répercussions sur le négoce car les opérations comportent des risques à court et à long terme.

Réaliser des économies d’énergie grâce à un changement des comportements

Il existe différents moyens de réaliser des économies d’énergie. Le plus simple et le plus pratique consiste à accroître l’efficacité énergétique sur le plan technique, en remplaçant les dispositifs peu efficaces par d’autres plus performants. Dans la plupart des cas, cela nécessite un investissement. Une seconde solution, plus difficile à mettre en œuvre, consiste à réaliser volontairement des économies d’énergie par le biais d’une modification des comportements. Cette approche est assurément la plus durable, mais c’est également la plus exigeante.
En Suisse, on appelle petites centrales hydrauliques les installations hydroélectriques dotées d’une puissance inférieure à 10 mégawatts [MW]. Par rapport à la grande hydraulique, les coûts de revient du courant sont en général plus élevés. L’introduction du système de rétribution de l’injection axé sur le marché (SRI, auparavant RPC) a déjà permis de rénover de nombreuses installations ou d’en construire de nouvelles, et d’autres sont en projet. La petite hydraulique offre encore des possibilités de développement de 1 à 2 TWh de plus qu’actuellement. Quant à savoir si ce potentiel pourra être exploité, cela dépend fortement de l’évolution de la législation en matière de protection de l’environnement (p. ex. concernant les débits résiduels) et, en particulier, des subventions, qui sont limitées dans le temps, à savoir jusqu’en 2022.
Dès lors que l’électricité autoproduite affiche un coût équivalent à celui de l’électricité prélevée sur le réseau, elle devient beaucoup plus intéressante et n’a plus besoin de bénéficier de subventions. Cette situation est appelée «parité réseau» (grid parity). La parité réseau peut être considérée sous deux angles différents. Ainsi, le propriétaire d’une installation de production (autoproducteur) évalue les coûts de sa production par rapport aux économies réalisées en prélevant moins d’électricité sur le réseau. En revanche, d’un point de vue économique, l’important est de savoir à partir de quel moment les coûts globaux du système d’approvisionnement en électricité diminuent grâce à la production décentralisée.

Formation des prix de l’électricité

Les prix de l’électricité se forment sur le marché libre, en fonction de l’offre et de la demande. Ils dépendent de la conjoncture générale, mais aussi des conditions météorologiques, du prix des énergies primaires, des capacités transfrontalières, de l’injection d’électricité éolienne ou photovoltaïque et d’une multitude d’autres facteurs. Sur la bourse de l’électricité, le prix est déterminé par les coûts marginaux de la dernière centrale encore utilisée pour couvrir la demande. En outre, dans la mesure où la Suisse exporte et importe une quantité relativement élevée d’électricité par rapport à sa consommation, les tarifs pratiqués dans les pays voisins jouent un rôle important pour les prix de gros. Pour les tarifs des clients finaux, le cours du change CHF/€ ainsi que les suppléments liés au risque induit par la modification des quantités d’énergie à fournir et par l’énergie d’ajustement, ceux relatifs à l’utilisation du réseau et aux services-système, les concessions aux communes et la promotion des énergies renouvelables doivent aussi être pris en compte.
La Stratégie Réseaux électriques fait référence à une extension optimisée du réseau. Afin d’optimiser le système dans son ensemble, la Feuille de route pour un réseau intelligent de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) prévoit p. ex. d’accroître la flexibilité des différents systèmes. En lien avec la révision de la LApEl, les nouvelles réglementations de l’art. 17b sont entrées en vigueur; elles stipulent, sur le principe, que le consommateur final ou le producteur est le propriétaire de la flexibilité. Selon les nouvelles dispositions, le propriétaire est par conséquent libre d’utiliser sa flexibilité comme bon lui semble et de la proposer à qui il veut. Selon l’art. 8c OApEl, le GRD doit, s’il utilise la flexibilité en faveur du réseau, rétribuer équitablement le client final pour celle-ci. Dans ce cas, le GRD peut rétribuer directement la flexibilité ou l’intégrer dans les tarifs. Les clients finaux peuvent aussi céder leur flexibilité à des tiers. L’objectif du document de connaissances de base «Flexibilités» est de dresser un tableau récapitulatif et cohérent de l’état actuel des connaissances, ainsi que des notions et informations à ce sujet.

Mécanismes de capacité

Un mécanisme de capacité valorise non pas la production, mais la disponibilité des capacités de production des centrales. Il s’agit d’assurer une capacité suffisante, y compris dans les situations d’importante pénurie, et d’éviter tout arrêt de la production électrique. Ce type de mécanisme peut prendre différentes formes selon les motifs de la mise en place et la situation initiale. Les véritables marchés de capacité sont cependant principalement caractérisés par un objectif de réalisation de (ré)investissements. Les contrats pluriannuels doivent en outre fournir une certaine sécurité aux investisseurs.

Flexibilisation de la demande: piloter la consommation d'électricité

La notion de flexibilisation de la demande englobe les activités des consommateurs finaux et des fournisseurs d’énergie qui visent à répartir la demande de manière plus équilibrée et à réduire l’ampleur des pointes de puissance, ou à égaliser la courbe de charge, en la rapprochant par exemple de celle de la production d’énergie stochastique. Car le développement des technologies photovoltaïque et éolienne confronte la Suisse à de nouveaux défis en matière d’approvisionnement énergétique: la production d’électricité dépendra de plus en plus des conditions météorologiques. La démarche de flexibilisation de la demande permet de gérer dans une certaine mesure les fluctuations entre l’offre et la demande, soit par le biais d’incitations tarifaires au niveau des consommateurs, soit par le biais de méthodes de télécommande.
Si l’énergie éolienne dispose en Europe d’un fort potentiel de mise en œuvre, en Suisse, les possibilités d’approvisionnement en énergie par le biais de cette source sont compliquées. Certes, la Confédération a estimé que, selon la Stratégie énergétique 2050, un total de 4 TWh issus de l’énergie éolienne était un chiffre réaliste. Les technologies éoliennes actuelles peuvent facilement être utilisées aussi en Suisse, et un nombre suffisant de sites adaptés sont identifiés. Toutefois, en pratique, de nombreux projets échouent en raison du potentiel de conflit (notamment concernant la protection du paysage et de la nature). De plus, les coûts de production dans notre pays sont supérieurs aux prix du marché, tandis qu’à l’étranger, ils sont nettement plus bas pour les bons sites. La réalisation de projets nécessite donc un encouragement supplémentaire, qui passe par la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC). On s’attend à ce que les coûts se rapprochent – lentement, mais en continu – des prix du marché grâce aux innovations techniques et aux économies d’échelle.

Facteurs d’influence sur la demande en électricité

Le présent document étudie les facteurs ayant une influence sur le développement de la demande en électricité. Les chiffres des années passées mettent en évidence un lien étroit entre la croissance démographique et économique et la demande en électricité. En outre, une meilleure efficacité énergétique globale est synonyme d’une plus grande proportion d’électricité dans l’ensemble de l’énergie et, par conséquent, d’une plus grande consommation d’électricité (effet de substitution). La croissance démographique et économique et l’évolution de la demande en électricité ont un rapport direct. Si l’on prévoit une période de croissance économique, il faut également envisager une hausse de la demande en électricité. Cet effet ne peut être atténué que par le biais de mesures législatives drastiques.
Les centrales nucléaires suisses représentent une part élevée de la production d’électricité du pays, avec environ 35% en moyenne annualisée et jusqu’à 45% au semestre d’hiver. Elles produisent ainsi la plus grosse part d’énergie en ruban en Suisse sans émissions de CO2 notables, contribuant ainsi à la protection du climat. La peur des répercussions potentielles d’un accident nucléaire en Suisse, bien qu’improbable, sous l’effet de la catastrophe de Fukushima, ainsi que la question de l’élimination des déchets radioactifs, encore non résolue du point de vue politique et sociétal, ont toutefois nettement fait chuter l’acceptation de la construction de nouvelles centrales nucléaires tant par les milieux politiques que par la population suisse. Ainsi, en mai 2017, le projet de loi sur Stratégie énergétique 2050 de la Confédération a été largement accepté lors d’une votation populaire. Ce projet interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires ou le remplacement de centrales existantes. Ces dernières peuvent toutefois rester en exploitation tant qu’elles sont sûres. Avec de telles conditions-cadre, on peut s’attendre à ce que seules les deux centrales les plus récentes, à savoir Gösgen et Leibstadt, soient encore en exploitation d’ici à 2035 et que la production annuelle du nucléaire suisse recule d’un tiers d’ici là.

Electricité issue de la biomasse

Actuellement, la biomasse constitue, après l’hydraulique, la source d’énergie la plus importante en Suisse pour la production d’électricité renouvelable. Une bonne moitié de la production d’électricité renouvelable ne résultant pas de l’énergie hydraulique est issue de la biomasse, et majoritairement de l’incinération d’ordures ménagères. La biomasse recouvre le bois, la biomasse agricole et les déchets biogènes. Il s’agit d’une source d’énergie très hétérogène qui peut être convertie en chaleur, en électricité et en carburant à l’aide de différentes technologies, telles que la combustion, la fermentation et la gazéification. À long terme, le potentiel de production d’électricité est estimé à 4 TWh pour la Suisse. L’approvisionnement fiable en matières premières ainsi que l’assurance d’une dissipation de la chaleur lors du recours aux centrales de couplage chaleur-force constituent des défis de taille en ce qui concerne l’exploitation de ce potentiel.
Depuis quelques années, l’électromobilité connaît un essor qui s’explique par les objectifs relatifs à la réduction des émissions de CO2 et par les progrès technologiques réalisés, en particulier dans le domaine des batteries. En Suisse également, l’électromobilité offre à la branche de l’électricité des opportunités en termes de nouveaux modèles commerciaux, mais comporte aussi certains défis – notamment dans les domaines du réseau de distribution et de l’infrastructure de recharge. Différents projets et activités dans le secteur de l’électromobilité sont déjà en cours en Suisse, mais le manque de stratégie politique se fait sentir.
Le blackout est une panne d’électricité de grande envergure touchant un très grand nombre de personnes. Il n’y a jamais eu de blackout total en Suisse. Pourtant, c’est un risque que les autorités fédérales et la branche électrique ne doivent pas sous-estimer, afin d’anticiper à temps les mesures à prendre. Les conséquences négatives y relatives, directes et indirectes, peuvent parfois être dramatiques.

Centrales à gaz à cycle combiné (CCC)

Les centrales à gaz à cycle combiné (CCC) sont de grandes centrales thermiques fonctionnant au gaz et associant les principes de deux types de turbines: à gaz et à vapeur. Elles se distinguent par leurs coûts d’investissement relativement bas, leur rapidité de construction et leur grande souplesse d’exploitation. Cependant, compte tenu des conditions-cadre actuelles (émissions de CO2 et leur compensation) et des prix sur le marché de l’électricité, leur rentabilité est insuffisante. De plus, les coûts de revient de l’électricité sont fortement dépendants du prix du gaz naturel, et la Suisse est totalement dépendante des importations pour le combustible.

Couplage chaleur-force (CCF)

Environ la moitié de la consommation finale d’énergie est aujourd’hui utilisée pour la production de chaleur, la plupart du temps par la combustion directe de mazout ou de gaz naturel dans des chaudières. Pour des raisons liées à la protection de l’environnement et en particulier du climat, à l’évolution incertaine des coûts et à la dépendance vis-à-vis de l’étranger, la combustion d’agents énergétiques fossiles ne semble pas raisonnable. Malgré la mise en œuvre des mesures d’efficacité énergétique, par exemple l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments et la baisse des degrés-jours de chauffage en raison du changement climatique, les besoins en chaleur resteront considérables (jusqu’à 50 à 70% de leur niveau actuel d’ici à 2050). Dans la mesure où des températures relativement élevées sont nécessaires, le recours à des installations de couplage chaleur-force peut être envisagé. En combinaison avec des combustibles renouvelables ou avec le captage du CO2, ces installations pourraient être exploitées de manière neutre pour le climat.

L’approvisionnement en électricité: un facteur économique et de compétitivité

L’approvisionnement en électricité constitue une composante essentielle de la fourniture d’énergie aux niveaux national et international, tant pour l’économie que pour la société. La branche de l’électricité suisse représente quelque 22 000 emplois à temps plein et un chiffre d’affaires de plus de 8 milliards de francs, soit environ 1,5% du PIB suisse. De plus, via l’achat de prestations préalables, la branche de l’électricité génère de la valeur ajoutée et de l’emploi dans d’autres secteurs économiques. Au total, elle est directement ou indirectement responsable de 75 000 emplois à temps plein et d’une valeur ajoutée d’environ 18 milliards de francs. En outre, dans la mesure où elle contribue à assurer un approvisionnement en électricité fiable et bon marché, l’industrie électrique revêt pour l’économie nationale et la société une importance beaucoup plus grande que ne le laissent supposer les considérations purement économiques. Cette importance perdurera à l’avenir car les facteurs décisifs pour l’évolution future de la demande en électricité résident d’une part dans le développement du PIB et du revenu par tête et d’autre part dans les évolutions technologiques. Si l’élasticité-prix de la demande en électricité est très faible à court terme, elle s’accroît légèrement lorsqu’elle est considérée sur des périodes plus longues. À long terme, on peut donc s’attendre à ce qu’une modification des prix de l’électricité ainsi que la Stratégie énergétique 2050 acceptée par le peuple au printemps 2017 induisent des modifications du comportement de consommation des clients.

Spécifications techniques et conditions générales pour la fourniture de poteaux en bois imprégnés

Les présentes spécifications techniques s’appliquent à la fabrication et à la fourniture de poteaux en bois imprégnés avec produits de protection agréés par l’OFEV et par LIGNUM. La garantie de qualité englobe les méthodes de production et la protection de l’environnement lors de la fabrication, du stockage et la fourniture des poteaux.

Systèmes de commande et de réglage intelligents pour l’exploitation du réseauisrn (ISRN-CH)

Le concept «Système de commande et de réglage intelligent» a été introduit dans la Loi sur l’approvisionnement en électricité avec le premier volet de la Stratégie énergétique 2050 au 1er janvier 2018, et le traitement de ces systèmes est règlementé au niveau de l’ordonnance pour les gestionnaires de réseau. Le présent document est un outil pour l’interprétation et la mise en œuvre des nouveaux articles de loi et d’ordonnance.

Impacts des importations et de l’injection stochastique décentralisée sur le réseau

Suite à la décision prise en mai 2011 par le Conseil fédéral d’arrêter les centrales nucléaires existantes au terme de leur durée d’exploitation correspondant à la technique de sécurité et de ne pas les remplacer, on doit s’attendre, d’une part, à un développement accru des technologies renouvelables et, d’autre part, à une intensification des importations d’électricité, ce qui ne sera pas sans effet sur l’infrastructure du réseau d’électricité suisse.