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Avec une part de 57%, la force hydraulique est la première source de production électrique en Suisse. Additionnées à l’énergie nucléaire, les 1500 centrales hydroélectriques constituent le pilier de l’approvisionnement en électricité du pays. La grande hydraulique est actuellement la technologie la plus importante, et de loin, elle est renouvelable et excelle en outre avec de faibles émissions de gaz à effet de serre.

Énergie photovoltaïque

Le Conseil fédéral et l’AES soutiennent un approvisionnement énergétique neutre pour le climat sur le long terme. La décarbonation ne sera possible qu’avec une forte électrification. Une part importante de la production neutre pour le climat doit – en conformité avec l’Accord de Paris sur le climat – provenir du photovoltaïque d’ici à 2050. La production d’électricité issue du photovoltaïque est aussi ancrée dans la Stratégie énergétique 2050 comme un pilier important de notre approvisionnement en énergie.

Rôle des centrales de pompage-turbinage dans l’approvisionnement en électricité

Contrairement aux simples centrales à accumulation, les centrales de pompage-turbinage ne disposent pas seulement d’un lac de retenue en amont du barrage, mais aussi d’un bassin en aval dans lequel l’eau déjà utilisée peut être pompée afin d’être réinjectée dans le lac en amont. Elles peuvent donc véritablement contribuer àla sécurité d’approvisionnement et à la stabilité du réseau. Dans un contexte où les sources d’énergie irrégulières sont amenées à se développer, les dispositifs de stockage devraient continuer à prendre de l’importance. À l’avenir, les centrales de pompage-turbinage, en tant que dispositifs de stockage, permettront d’accumuler de plus en plus de courant vert, notamment en cas d’offre importante d’énergie éolienne ou solaire, pour la restituer plus tard, pendant les périodes de pénurie.
Dès lors que l’électricité autoproduite affiche un coût équivalent à celui de l’électricité prélevée sur le réseau, elle devient beaucoup plus intéressante et n’a plus besoin de bénéficier de subventions. Cette situation est appelée «parité réseau» (grid parity). La parité réseau peut être considérée sous deux angles différents. Ainsi, le propriétaire d’une installation de production (autoproducteur) évalue les coûts de sa production par rapport aux économies réalisées en prélevant moins d’électricité sur le réseau. En revanche, d’un point de vue économique, l’important est de savoir à partir de quel moment les coûts globaux du système d’approvisionnement en électricité diminuent grâce à la production décentralisée.
En Suisse, on appelle petites centrales hydrauliques les installations hydroélectriques dotées d’une puissance inférieure à 10 mégawatts [MW]. Par rapport à la grande hydraulique, les coûts de revient du courant sont en général plus élevés. L’introduction du système de rétribution de l’injection axé sur le marché (SRI, auparavant RPC) a déjà permis de rénover de nombreuses installations ou d’en construire de nouvelles, et d’autres sont en projet. La petite hydraulique offre encore des possibilités de développement de 1 à 2 TWh de plus qu’actuellement. Quant à savoir si ce potentiel pourra être exploité, cela dépend fortement de l’évolution de la législation en matière de protection de l’environnement (p. ex. concernant les débits résiduels) et, en particulier, des subventions, qui sont limitées dans le temps, à savoir jusqu’en 2022.
La Stratégie Réseaux électriques fait référence à une extension optimisée du réseau. Afin d’optimiser le système dans son ensemble, la Feuille de route pour un réseau intelligent de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) prévoit p. ex. d’accroître la flexibilité des différents systèmes. En lien avec la révision de la LApEl, les nouvelles réglementations de l’art. 17b sont entrées en vigueur; elles stipulent, sur le principe, que le consommateur final ou le producteur est le propriétaire de la flexibilité. Selon les nouvelles dispositions, le propriétaire est par conséquent libre d’utiliser sa flexibilité comme bon lui semble et de la proposer à qui il veut. Selon l’art. 8c OApEl, le GRD doit, s’il utilise la flexibilité en faveur du réseau, rétribuer équitablement le client final pour celle-ci. Dans ce cas, le GRD peut rétribuer directement la flexibilité ou l’intégrer dans les tarifs. Les clients finaux peuvent aussi céder leur flexibilité à des tiers. L’objectif du document de connaissances de base «Flexibilités» est de dresser un tableau récapitulatif et cohérent de l’état actuel des connaissances, ainsi que des notions et informations à ce sujet.
Les centrales nucléaires suisses représentent une part élevée de la production d’électricité du pays, avec environ 35% en moyenne annualisée et jusqu’à 45% au semestre d’hiver. Elles produisent ainsi la plus grosse part d’énergie en ruban en Suisse sans émissions de CO2 notables, contribuant ainsi à la protection du climat. La peur des répercussions potentielles d’un accident nucléaire en Suisse, bien qu’improbable, sous l’effet de la catastrophe de Fukushima, ainsi que la question de l’élimination des déchets radioactifs, encore non résolue du point de vue politique et sociétal, ont toutefois nettement fait chuter l’acceptation de la construction de nouvelles centrales nucléaires tant par les milieux politiques que par la population suisse. Ainsi, en mai 2017, le projet de loi sur Stratégie énergétique 2050 de la Confédération a été largement accepté lors d’une votation populaire. Ce projet interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires ou le remplacement de centrales existantes. Ces dernières peuvent toutefois rester en exploitation tant qu’elles sont sûres. Avec de telles conditions-cadre, on peut s’attendre à ce que seules les deux centrales les plus récentes, à savoir Gösgen et Leibstadt, soient encore en exploitation d’ici à 2035 et que la production annuelle du nucléaire suisse recule d’un tiers d’ici là.
Si l’énergie éolienne dispose en Europe d’un fort potentiel de mise en œuvre, en Suisse, les possibilités d’approvisionnement en énergie par le biais de cette source sont compliquées. Certes, la Confédération a estimé que, selon la Stratégie énergétique 2050, un total de 4 TWh issus de l’énergie éolienne était un chiffre réaliste. Les technologies éoliennes actuelles peuvent facilement être utilisées aussi en Suisse, et un nombre suffisant de sites adaptés sont identifiés. Toutefois, en pratique, de nombreux projets échouent en raison du potentiel de conflit (notamment concernant la protection du paysage et de la nature). De plus, les coûts de production dans notre pays sont supérieurs aux prix du marché, tandis qu’à l’étranger, ils sont nettement plus bas pour les bons sites. La réalisation de projets nécessite donc un encouragement supplémentaire, qui passe par la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC). On s’attend à ce que les coûts se rapprochent – lentement, mais en continu – des prix du marché grâce aux innovations techniques et aux économies d’échelle.

Electricité issue de la biomasse

Actuellement, la biomasse constitue, après l’hydraulique, la source d’énergie la plus importante en Suisse pour la production d’électricité renouvelable. Une bonne moitié de la production d’électricité renouvelable ne résultant pas de l’énergie hydraulique est issue de la biomasse, et majoritairement de l’incinération d’ordures ménagères. La biomasse recouvre le bois, la biomasse agricole et les déchets biogènes. Il s’agit d’une source d’énergie très hétérogène qui peut être convertie en chaleur, en électricité et en carburant à l’aide de différentes technologies, telles que la combustion, la fermentation et la gazéification. À long terme, le potentiel de production d’électricité est estimé à 4 TWh pour la Suisse. L’approvisionnement fiable en matières premières ainsi que l’assurance d’une dissipation de la chaleur lors du recours aux centrales de couplage chaleur-force constituent des défis de taille en ce qui concerne l’exploitation de ce potentiel.